Le BIFFF: Zombies, rigolade et foirage.

Le BIFFF: Zombies, rigolade et foirage.

Le BIFFF, c’est LE festival annuel belge du fantastique, du gore, de la SF, du thriller « et du surréalisme »…

En bonne amatrice du genre, j’ai toujours été intriguée par le concept et du coup, j’étais complètement surex de me retrouver à la soirée d’inauguration de cette 36ème édition au BOZAR.

La grande salle était archi comble, et le public assez bobo. Il y avait bien quelques vampires égarés mais dans l’ensemble, l’atmosphère était plutôt guillerette et branchouille.

On a bien senti que l’organisation était « décontractée » aussi, pour ne pas dire foireuse…

Entre les deux danseuses de pole dance qui te font leur show sur fond de flash psychédélique aveuglant la salle au point que tu ne peux pas les regarder sans risquer de te niquer la rétine, ton incompréhension sur la légitimité dudit show et tes réflexions féministo-haineuses sur le sujet :

« Je ne vois vraiment pas le rapport. Et quoi, tu crois qu’il y aura aussi des danseurs après? Ils auraient pu choisir une fille ET un garçon, ça aurait été plus représentatif… Non mais parce que des filles à poil, c’est bon … ça va 5 minutes … ».

La prestation filmée soporifique du scénariste coréen Kim Jee-woon, absent pour « raisons de santé », qui en profite pour te faire sa promo alors que toi tu es incapable de penser à autre chose qu’aux scènes les plus trash de son film culte  « J’ai rencontré le Diable » – amis vegan s’abstenir.

 

 

Quant à l’animateur de la soirée, son énergie débordante était hélas inversement proportionnelle à la qualité de ses blagues…

Et que penser des remerciements et discours dans toutes les langues, avec traduction en sous-titres certes, mais en décalage complet, voire dans la même langue que le texte lu (ce qui, pour une traduction, n’est quand même pas top) …

BREF. Quand le film Ghostland commence, t’as déjà un peu la tête en vrac.

L’intrigue commence fort, avec Mylène Farmer dans le rôle de la mère de deux ados dépressives, qui hérite d’une masure improbable paumée au milieu de nulle part (évidemment…), que toi déjà rien que de la voir de l’extérieur la baraque, tu fais demi-tour illico.

 

 

Alors imagine l’intérieur!

Et puisque c’est un film d’horreur, ça n’a l’air de choquer personne que des poupées flippantes grandeur nature surgissent de tous les placards…

Mais tout ça en fait, on s’en fout parce que l’atmosphère de la soirée était juste incroyable.

Les spectateurs faisaient, ou plutôt hurlaient leurs commentaires, en ce compris pendant le film.

Genre:

« Nooooon, ne descends pas à la cave! », « mais ferme la porte … », « la pooooorte on t’a dit! », « derrière toi! Il est derrière toi! », le tout ponctué d’onomatopées diverses et variées et d’applaudissements venant souligner les moments d’épouvante les plus réussis.

Génial, et impossible de flipper dans cette ambiance bon enfant.

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Alors quand le son du film disparaît, qu’après quelques (longues) minutes de black out dans la salle, notre ami le présentateur débarque à nouveau sur scène et pousse la chansonnette non sans nous avoir préalablement expliqué que le problème viendrait du câblage du machin relié au truc … tu te dis que tu as vu l’essentiel et que tu peux t’éclipser avant la fin.

Tout ça pour te retrouver à la Brasserie Victor, là aussi dans une ambiance très, très relax (le manager étant manifestement absent, ou en période de préavis), à bouffer des trucs trop cuits avec ta pote qui te sort sans même s’en rendre compte des répliques de toute beauté, telle que : « Je vais quand même goûter ta moule »…

A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

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