La vie secrète de Guillermo Guiz.

La vie secrète de Guillermo Guiz.

Guillermo Guiz, bonjour !

J’ai vu votre spectacle et il m’a plu.

Pour être tout à fait honnête, j’espérais ne pas aimer pour pouvoir écrire une fois autre chose que les éloges que je lis, et entends chaque jour, vous concernant.

Je serais donc en mesure d’expliquer à nos lecteurs en quoi il est essentiel, voire vital, de se précipiter au CCU les 13 et 14 septembre prochains.

Pendant qu’il est encore temps.

Avant que le France et/ou les States ne vous enlèvent définitivement à nous.

Mais puisque tout cela a déjà été fait, je me suis dit que nous pourrions peut-être aborder deux aspects plus « intimes » de votre personne ?

– Avec plaisir, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

D’abord, votre physique. Sérieux, c’est un truc de malade. Vous, c’est votre quotidien. Vous avez l’habitude… Mais moi, je crois que je n’ai, de ma vie, jamais rencontré quelqu’un d’aussi beau que vous. D’autant que vous êtes bien le genre de mec à rester canon même en gueule de bois, avec le vieux training qui pendouille et des charentaises trouées.

Allez, quel est votre secret ?

Ben, honnêtement, et je suis sincère, c’est la première fois de ma vie qu’une personne me dit que je suis le plus beau mec qu’elle ait rencontré. Et ça me semble on ne peut plus exagéré. Je suis conscient qu’en étant grand et relativement symétrique, il m’arrive de plaire aux filles, mais en général je dois plutôt jouer sur mon « charme » que sur ma plastique pure. Je passe souvent inaperçu  en boîte et quand je suis à Biarritz ou à Ibiza, je suis complètement transparent. Donc merci pour le compliment. En revanche, il est vrai qu’on me dit souvent que j’ai bonne mine malgré le peu de sommeil que je prends et les excès en général que je fais. S’il est un secret : l’eau, boire beaucoup (et être prêt à beaucoup pisser dans la foulée).

Vous auriez dû voir la tête des copines lorsque je leur ai dit que j’allais prendre un café avec vous. Genre le visage figé, un voile de contrariété dans le regard, puis de la haine, et enfin, un sourire bien hypocrite genre: « C‘est ça… Comme par hasard… Dis, ces soi-disant interviews qui n’en sont pas, ce ne serait pas un prétexte lamentable pour draguer, des fois ? Parce que ça va finir par se voir, hein ».

 shut up julie andrews slow clap mary poppins good for you GIF

Les autres hommes doivent tellement vous envier… Et pourtant vous avez l’air d’avoir des potes, ce qui prouve que vous êtes à ce point sympa qu’ils passent au-dessus de la plus élémentaire rivalité masculine. C’est fort!

Mais entre nous, vous devez bien avoir un petit vice caché? Un ongle incarné peut-être ? Des poils épars dans le dos ? Un caractère de merde? Quelque chose, allez… Dites!

– En effet, j’ai des pieds dégeus, des cheveux dont tout le monde se moque, pas de barbe, des boutons sur le nez, un corps fatigué, des jambes blanches, et plein d’autres trucs du genre. Mais je suis assez gentil par contre. Je n’ai pas l’impression que grand-monde m’envie, physiquement. Si vous avez des noms, balancez.

Maintenant qu’on a crevé l’abcès de votre plastique parfaite, qu’on est bien rilax ici, je pense que nous pouvons aborder la facette disons plus politique de votre vie.

Vous êtes très discret à ce sujet, et c’est tout à votre honneur. Mais quand même…

Peu de gens le savent, mais votre aïeul,  Fernando Guiz, a été le conseiller privilégié de Simon Bolivar, même qu’on murmure dans les milieux initiés qu’il serait l’auteur du Manifeste de Carthagène.

Fernando Guiz était tellement proche de Bolivar qu’il lui a tenu la main jusqu’à son dernier souffle (on le voit bien là, c’est le 2ème en partant de la gauche, bel homme lui aussi).

Bolivar_mort

Soyons clairs : votre famille a largement contribué à l’indépendance des Etats d’Amérique du Sud. Pas trop lourd comme héritage?

Je parle assez peu de mon grand-père dans les médias. Parce qu’en plus d’avoir aidé Bolivar, il a caché des enfants juifs pendant la guerre puis il a inventé le cinéma en 3D et l’épluche-patates électrique. Un saint-homme. Et je me rends compte que toutes les questions sur ma tronche, c’était du foutage de gueule ! Bien joué !

Du tout! Mais et vous alors, quels actes révolutionnaires posez-vous au quotidien?

J’essaie de rendre le monde meilleur, mais à un très très petit niveau. Je laisse des priorités de droite, des trucs du genre. J’essaie de faciliter la vie des gens que je croise, ou en tout cas de ne pas rajouter de la tension sociale à la tension sociale existante. J’essaie d’être poli et respectueux des gens que je croise. Et j’ai bien conscience que ce n’est pas très rock’n’roll comme réponse. Mais peut-être que vos grands-mères vont flasher sur moi.

En parlant de grand-mère, la vôtre aussi était, à sa façon, une femme de convictions. Elle a été l’amante du Che ET de Fidel Castro. Caliente… Pensez-vous avoir hérité de son tempérament, disons, passionné?

Malheureusement pas, je suis mou, mesuré, introspectif, chiant. J’adorerais être plus vigoureux, plus mâle, plus homme, plus testostéroné. Mais je passe trop de temps à me casser la tête sur ma vie pour vivre plus. C’est paradoxal et un peu con, mais c’est la triste réalité.

Ah… Pourtant, je trouve vraiment que vous avez un petit air de famille avec le Che.

Je dirais même que ça crève les yeux!!!

che high def

J’espère que vous ne m’en voudrez pas de ce secret dévoilé…

Et puisqu’on parle de voiles (transition qui vaut ce qu’elle vaut), il paraît que vous avez mis le cap sur Paris, avant de voguer vers les States …

Paris… Ouais, je vais démarrer des moitiés de semaines là -bas (ndg: Au Point Virgule à partir du 28 septembre 2017, pour réserver, c’est par ici), ça m’enchante à moitié, et en même temps, je sais qu’on s’habitue à tout. Je préfère d’ailleurs m’habituer à Paris qu’au goulag. C’est beau, y’a des tas de trucs à faire, les filles sont à tomber par terre, et puis j’ai des petits projets minouches qui vont démarrer. Mais c’est loin de mon cercle, et ça me fout un peu le cafard.

Vous faites ce que vous voulez, mais sachez que nous, les Greluches, on est résolument contre la fuite des cerveaux, et des corps.

Tant que vous êtes encore (un peu) dans les parages, pourriez-vous nous divulguer quelques endroits à Bruxelles où on pourrait avoir le plaisir de vous croiser, totalement par hasard?

Au quotidien, souvent chez Lulu ou chez Belga & Co, quartier Châtelain, Bailly, parce que j’aime bien bosser dans des coffees shop. Chez moi, c’est pas lumineux, et toutes mes ampoules sont mortes, du coup y’a autant de lumière que dans le manoir de la famille Addams, c’est lugubre. Sinon, je sors pas mal au Jalousy ou au Bloody Louis, mais comme je dégage les week-ends, faudrait me voir en semaine. Je fais des apéros secrets les mardis/mercredis. Si vous voulez, je vous invite.

A SUIVRE …

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