Bref, j’ai fait du surf …

Bref, j’ai fait du surf …

et la ressemblance avec Point Break n’était pas criante!

J’ai comme tout un chacun eu l’occasion d’admirer des adeptes de la glisse en action dans leur milieu naturel : en visitant un temple à Bali « Et si on se posait plutôt à Uluwatu pour mater les surfeurs?! », dans des films : dont l’intrigue si palpitante m’a laissée dans un état d’hébétude profonde (Hugues Dayez n’aurait pas peur de parler de film d’avion) ou encore dans des tabloïds peu scrupuleux : me permettant d’admirer à loisir la plastique de Matthew Mcconaughey (qui s’en plaindra?). Et pourtant, force est de constater que la réalité ne rejoint pas toujours la fiction.

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Quand j’ai appris que j’allais avoir droit à une initiation au surf, je me suis d’abord réjouie : « trop cool, j’ai TOUJOURS voulu surfer, je sens que je vais A.D.O.R.E.R. » !

Sauf que, dans les jours qui ont suivi je guettais la météo non sans une inquiétude croissante :

– « Ok, on est dans la moyenne des prévisions annuelle sous 10 jours » (???)

– » Bien, il y a des risques de pluie mais il va faire -relativement- doux »

– « Ah il y aura du soleil … mais il fera un peu frais  : 5° le matin (!!!), mais bon, avec la combi … »

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Et finalement il a fait beau, parce qu’à la côte belge (malheureusement je ne suis pas partie à Hawaii) il y a toujours un peu un micro-climat, puis si tu vas au Surfers paradise il peut pas non plus faire complètement gris et pluvieux!!!

Me voilà donc toute enthousiasmée à l’idée de seriner aux oreilles de mon entourage pendant le week-end qui allait suivre : « Ouais, j’ai bonne mine, c’est parce-que je suis allée SURFER hier »!

Sauf que l’impatience a laissé place à la circonspection au moment d’enfiler ma combinaison de surf : ça colle, c’est encore humide de la veille, c’est évidemment plein de sable et ça pue la vieille cave humide!

Pas grave : il fait beau et nos 3 moniteurs, un blond flamand à dread lock, un brun ténébreux et un métisse fraichement débarqué du Costa Rica (on aurait dû inviter Gad Elmaleh, il en aurait facilement fait tout un one man show) sont prêts à nous briefer. Avec les potes on a un peu ricané, « nous briefer de quoi, il y pas des vagues de 10 mètres non plus » et autres « bouuuh y a des requins ou quoi?! » et on s’est plus ou moins concentré sur les positions, les trucs à ne pas faire, blablabla … mais au moment de prendre nos planches, on a nettement moins fait les malins :

– une planche ça pèse LOURD et ça GLISSE, tu dois facilement t’y prendre à 3 fois avant de trouver le truc pour bien la tenir;

– une fois que tu la tiens et que tu t’approches de la mer, il y a du vent et … tu n’arrives plus à bouger d’un poil (ah ouais, tu pensais que les surfeuses qu’on voit en train de porter une planche à 2 c’était pour alimenter les fantasmes saphiques des vieux beaufs de service ???!!!);

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– avant de te jeter à l’eau, tu dois t’entrainer sur le sable (fastoche tu te dis) à prendre les 2 trois positions de base, et ce à plusieurs reprises (et tu as déjà un peu mal partout alors que tu n’es même pas encore mouillé);

– puis tout fier (et un peu anxieux tout de même) tu rentres dans l’eau et PAF : à la première vaguelette tu te ramasses ta planche dans la tronche (ben oui t’avais qu’à écouter pendant le briefing);

– quand tu t’enfonces -enfin- dans les profondeurs marines et que ton prof, le mien c’était le Costa Ricain, te dit de son accent chantant : « ok liiissen tou mai signaal : 1,2,3 GO! » et tu le regardes l’oeil rond et ahuri, il ne se passe rien …;

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– perspicace comme pas deux (et surtout très sympa), il capte que tu auras besoin d’un peu d’aide, il te positionne sur la planche, te rappelle les bases et te pousse un peu … tu t’élances, tu … te viandes après 3 secondes ;

– galvanisé par cette première tentative, tu reviens la bouche en coeur chez ton prof et tu lui montres que tu vas y arriver, du coup il se sent en confiance et dans son anglais mâtiné d’espagnol t’explique avec beaucoup de passion que tu dois arrêter de réfléchir,et sentir les éléments : le vent, le soleil, la vague, alors que toi tu sais que Quick Silver viendra jamais te chercher pour faire les pro tours et que tout ce que tu veux c’est te mettre debout sur la planche, histoire de faire une belle photo souvenir pour plus tard…

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– à force de persévérance, tu y arrives : tu tiens en équilibre précaire sur cette foutue planche tu pousses un cri de joie et puis tu sautes de la planche avec beaucoup d’élégance … omettant que tu étais quasi sur le sable et te foulant la cheville au passage!!!

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Bref, j’ai fait du surf, et pendant le week-end j’ai pu dire à tout le monde que si je boitais, c’est parce que j’avais surfé la veille.

N’est pas Kelly Slater qui veut, mais tout de même j’avais bonne mine et mes cheveux étaient très beaux, si si !

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