Back in the nineties, ou comment Guillermo Guiz m’a posé un lapin.

Back in the nineties, ou comment Guillermo Guiz m’a posé un lapin.

Être blogueuse à temps partiel, ce n’est pas si facile.

Ce « statut » implique en effet de te prendre en selfie de façon compulsive, où que tu sois, et de maîtriser (essayer de) les subtilités, tant des réseaux sociaux que de la plate-forme de ton site (on dit plate-forme ?).

Chaque échange d’ordre technique entre Greluches commence invariablement par « putain les filles, on fait comment pour … »  et se termine par « putain les filles, j’y arrive pas »:

 

Screenshot_2017-05-14-11-35-58

Mais il y a aussi des aspects plus sympas, tels que les interviews de Belges rigolos.

Enfin, en principe.

Je veux dire, quand elles ont lieu.

Je veux dire, quand on ne te pose pas un lapin.

 ***

C’était un soir de printemps, je m’en souviens comme si c’était hier (normal, c’était hier).

La météo était fluctuante, me contraignant à des réflexions vestimentaires complexes :

Un pull ? Je risque d’avoir chaud…Une jupe ? Mais alors avec des bas chair (eurk) ?! Des stilettos ? J’ai rencard dans le centre-ville plus tard, ce qui implique des pavés, ce qui implique une possible chute, ce qui pourrait entraîner un énième moment embarrassant (comme par exemple celui-ci ), voire une hospitalisation…

Bon ok, des Nike feront l’affaire.  Un tee-shirt rayé ? Il porte souvent des machins marins, lui…

Et comme je me sens carrément wild, go pour un après-shampoing.

Crazy Ex-Girlfriend – The Sexy Getting Ready Song

J’arrive au Théâtre de la Toison d’Or pile à l’heure (19h50 précises) mais en transe puisque j’ai dû speeder (et ce pour des raisons passionnantes, mais hélas trop longues à expliquer ici) et me préparer, après-shampoing compris, en 13 minutes.

Je signale, sautillante (pour ne pas dire hystéro), ma présence au mec du bar en ces termes :

  • Coucou c’est moaaaaa ! Je suis làààààà, je suis à l’heuuuuuuure, car je suis une proooooo.
  • … (regard vide).
  • Ben c’est moi, Mélinée-des-Greluches-de-Bruxelles (vous ne devez pas sortir souvent vous !), j’ai rendez-vous avec Guillermo maintenant.
  • … (air indifférent).
  • … (air interrogatif).
  • Sais pas. Je suppose qu’il va arriver, il joue à 20h30. (Interpellant une jeune fille à bouclettes) : T’as vu Guillermo ? Y’a quelqu’un pour lui.
  • Dites, en attendant, je pourrais avoir une bouteille d’eau, là, tout de suite ? Je suis assoiffée (traduisez : je suis en transe). Et aussi, j’irais bien faire pipi. Mais s’il arrive pile au moment où j’y vais, et que du coup on se loupe, ce serait idiot hein ?
  • … (air atterré).
  • Ok, je vais m’asseoir à la table du fond, vous le préviendrez ?
  • … (air soulagé).
  • Super. Eh ! Regardez, je crois que c’est lui … « Guigui, c’est toi là-bas, dans le noir ? ». Tedjeu ! C’est pas lui, mais il lui ressemble, non ?!
20170506_200422

© Le flou des Greluches de Bruxelles

  • En fait, y’a des gens qui voudraient commander à boire. Je crois que vous leur faites peur. Vous pourriez juste vous décaler un peu ?

25 minutes, 50 sms et 2 litres d’eau plus tard

  • (A la demoiselle à bouclettes) : Je vais y aller, hein.
  • (Embêtée) : Ah vous êtes là … Je vous cherchais justement. Je viens d’avoir Guillermo en ligne, il est vraiment désolé, il vous a oubliée.
  • (WTF ?!).
  • Mais il vous invite à rester pour le spectacle, et à faire l’ITW après ?
  • Merci, mais j’ai rendez-vous dans le centre-ville avec le sosie de Romain Duris en mieux, donc je ne vais pas pouvoir…     

***

Tout ça pour dire que je me suis sentie un peu comme dans les nineties, quand il n’y avait pas internet, pas de gsm, pas d’agenda, que j’étais en 3ème secondaire et qu’un type de 5ème me donnait vaguement rendez-vous devant l’Océadium à Brupark, que j’attendais, j’attendais, mais qu’il ne venait jamais, parce qu’il m’avait oubliée.

Sauf que  c’était alors sans conséquence parce que, à cette époque, je n’avais grosso modo rien d’autre à faire que de fantasmer sur lui, et de débriefer avec les copines sur le pourquoi du comment.

Résultat de recherche d'images pour "brenda walsh telephone"

Brenda Walsh (au téléphone)

Cela dit, nous, les Greluches, on aime Guillermo malgré tout. Parce que personne n’est à l’abri d’un oubli, et qu’il a totalement rattrapé la sauce: Il s’est en effet confondu en excuses, et, en parfait gentleman, m’a proposé d’autres dates pour l’ITW (à lire bientôt donc).

En attendant, nous ne pouvons que vous inviter à vous précipiter de toute urgence sur le site du Théâtre de la Toison d’Or et à réserver vos places pour les prolongations du tordant « Guillermo Guiz a un bon fond » (13 et 14 septembre 2017 au Centre Culturel d’Uccle) car les représentations  au Little TTO sont archi full depuis des lustres

 

À SUIVRE…

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>